Cybele’s Reverie, Stereolab, Emperor Tomato Ketchup (1996) http://youtu.be/v6dNTmfZp0U

Jouons cliché. Magazine hipster, photo hipster et diffusion hipster.
Reste à voir si Neon sera à la hauteur des espérances. Mais vue la parenté ça reste pour moi difficile à croire…
PAYSAGE
5 minutes 34 secondes. Format 4:3. Sur une musique de Ryuichi Sakamoto ‘War & Peace’ œuvre au thème sociologique, une vidéo filmée avec un petit appareil àen vue à la première personne. Le sujet est un écran d’ordinateur, amas de pixels, présentant un lecteur musicale jouant ‘War & Peace’, devant un arrière plan d’agrandissement du lecteur musicale, avec pour témoin le curseur. Le flash de l’appareil se reflète sur l’écran.
Les apparitions du flash reprennent les codes du médiateur dans la Peinture. Ainsi ce flash, rond lumineux, se retrouve être le seul personnage. Il se ballade dans l’écran tout en s’adressant à son interlocuteur par le biais de sous titre, indicateur récurrent au cinéma. Cependant ce n’est pas vraiment un travail cinématographique, le format 4:3 est plus proche de la Peinture que du Cinéma. En effet cette vidéo est une sorte de peinture en mouvement. Elle présente un personnage dans un espace/paysage. Ce paysage est le véritable sujet de la vidéo. Quel est ce paysage ? C’est simplement l’écran de pixel, mur aux briques vivantes. Les écrans sont aujourd’hui présents dans le quotidien de tous. Aujourd’hui encore plus qu’autrefois, alors qu’on ne les trouvaient que dans nos salons ou bureau sous forme de télévision ou de moniteur, maintenant ils ont pris la forme d’ordinateur portable, de tablette ou de smartphone, pour nous suivre partout.
Un peu à la manière de la musique ‘War & Peace’ s’interrogeant sur un thème sociologique, cette vidéo propose de se questionner sur le statut des écrans dans notre vie actuelle et futur.
I cry
You see that is wrong
Because, now, i see that was wrong
***
Click on the picture to watch the animation or click on http://megaswf.com/serve/2076282.swf to watch the HQ version
J’ai toujours détesté que l’on m’appelle “l’artiste”. Mais depuis que j’ai lu la définition d’un hipster, j’avoue que maintenant je préfère laaaargement la première appellation.
Chaque fin de session, j’entends par là “fin d’année administrative”, je détruis mon travail artistique (pour des raisons que j’expliquerai plus tard comme promis). J’ai commencé ce processus en 2008, mais sans garder de preuve à cette époque. En 2009 j’ai photographié le processus (voir l’Album ici), et cette année de 2011 je l’ai filmé (voir Article ici). En revanche je n’ai pas respecté cette tradition en 2010, je me rattrape donc en filmant la destruction d’un carnet que j’ai beaucoup utilisé cette année là (voir une version HD ici).
“ Il n’y a pas de devoir de mémoire, il n’y a qu’un droit à l’oubli ”
Éloge de l’amour, Jean Luc Godard, 2001.
Chaque année mon travail a le droit de subir une petite destruction. Le cru 2011 n’échappe pas à la règle. Ma méthode préférée est de loin l’immolation, que j’emploie ici sur un carnet d’aquarelle. Je suis conscient que 10 minutes, c’est assez long, mais pour moi la destruction fait partie intégrante du processus créatif (j’aime pas ce terme). J’ai donc voulu garder toutes les images, néanmoins j’ai coupé certains passages peu importants qui casse le rythme de la destruction.
Ce travail sur “l’oubli” (la destruction étant une méthode d’oublier) est une vraie constante dans ma production, et je pense approfondir ce point dans quelque temps sans manquer de publier son analyse.